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Affichage des articles du juin, 2013

Ecrire... Disneyland, mon vieux pays natal.

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Frissons. Une brise entre par mes chaussures noires et sort par le col de mon costume. Sautiller pour se réchauffer. C’est bientôt l’heure. Un à un, par centaine, par milliers ils vont arriver. Les cris et les rires vont emplir le parc vide. Etouffer un manque sans le combler. Les machines à barbe à papa, à gaufres vont s’éveiller. Les odeurs vont nous envahir. La musique nous bercer. Et moi, je serai là à bouger mon corps, tourner ma tête, à essayer de marcher avec mon attirail, à signer des autographes, à usurper l’identité d’un personnage. L’odeur de plastique dans mon masque est trop forte. Croient-ils vraiment en me touchant que je suis un canard ? Ici j’ai redécouvert l’enfance. Les enfants aiment la vie mais rien ne les oblige à aimer la vie qu’ils ont. Alors le rêve devient réalité. Leur imaginaire prend vie et c’est l’étincelle qui transforme le parc en pays merveilleux. Le plastique devient tour à tour peau, brique, pierre. Le carton devient un ciel londonien, une forêt somb…

Ecrire ... concours littéraire Janson de Sailly 2009

12 décembre 2022.



Tu me regardes, les yeux vacillants. Tes paupières tremblent, tu ne bouges pas. Je n’ose pas affronter la réalité, je sens mes bras qui frissonnent tu sais, je sens que c’est la fin.


« Je t’aime » me susurres-tu.

Ma mâchoire est bloquée, mes sens sont coupés, mon haleine se fraye difficilement un passage dans ma bouche, ma langue deviens pâteuse et plus molle qu’un flanby. Je n’ai jamais affronté ça, la fin d’un voyage. Mon cœur se serre, je ne veux pas. Tu t’accroches à ma main, je sens mes entrailles qui frissonnent tu sais, je sens que c’est la fin.

Tu me souris, tu ne dis plus rien, tu n’en as plus la force. Le voyage s’achève, au bout de la nuit. Il est tard, je ne vois rien par la fenêtre, l’extérieur est sombre. Seuls quelques points brillent dans le ciel. Les astres sont là, ils t’attendent. Mes yeux humides te caressent, les tiens sont fermés. Rêves-tu ? Je l’ignore.


« Je t’aime », ces mots résonnent dans ma tête.

Je me souviens quand tu me relevais des marécages …

Ecrire comme ... Robert Littell